De septembre 2026 à janvier 2027, l'inspection du travail mène une campagne nationale sur les risques liés aux équipements de travail mobiles et de levage. Parmi les points que les agents vérifient : l'évaluation des risques professionnels, c'est-à-dire votre document unique. Autrement dit, si votre entreprise utilise un chariot élévateur, une nacelle, une mini-pelle ou un tracteur avec chargeur frontal, vous êtes directement concerné. Dans ce cas, voici ce qui vous attend et comment vous y préparer.
Une campagne nationale, jusqu'en janvier 2027
Le ministère du Travail a lancé cette campagne, et les DREETS comme les DDETS la relaient dans chaque département. Elle se déroule en deux temps. D'abord, une phase de sensibilisation auprès des entreprises et des branches professionnelles. Ensuite, une phase de contrôles sur le terrain de septembre 2026 à janvier 2027, puis une phase d'évaluation.
En effet, les chiffres justifient cette priorité : les équipements mobiles et de levage interviennent dans une part majeure des accidents graves déclarés, dont une proportion importante d'accidents mortels. C'est pourquoi l'administration en a fait un axe national.
Quels équipements sont concernés ?
Quels secteurs sont visés ?
En principe, les contrôles concernent tous les secteurs qui utilisent ces équipements. Toutefois, les agents ciblent en priorité :
- Le BTP et les travaux publics — chantiers, terrassement, travail en hauteur
- La logistique, les entrepôts et la grande distribution — caristes sur chariots élévateurs
- L'industrie et les sites de production — engins de manutention, ponts roulants
- L'agriculture et les exploitations forestières — tracteurs, engins de récolte
- Les carrières
Par ailleurs, ils portent une vigilance renforcée sur les travailleurs les plus exposés : intérimaires, saisonniers et jeunes travailleurs.
Ce que les inspecteurs vérifient
Concrètement, les points de contrôle portent sur quatre axes :
- L'évaluation des risques professionnels — votre document unique existe-t-il, reste-t-il à jour, et traite-t-il vraiment des engins que vous utilisez ?
- Les règles de circulation — séparation des flux piétons et engins, plan de circulation, signalisation, zones d'évolution.
- Les vérifications périodiques des équipements — vos rapports de contrôle réglementaires restent-ils à jour et disponibles ?
- Les compétences des opérateurs — autorisations de conduite, formations en cours de validité, aptitude médicale.
Le chiffre à retenir
Lors de la précédente campagne, les agents ont trouvé plus de la moitié des évaluations des risques absentes ou insuffisantes.
Autrement dit, cet écart arrive en tête, avant même les vérifications d'équipements ou les autorisations de conduite.
Les deux situations qui reviennent constamment
En pratique, deux cas de figure dominent.
- D'une part, l'entreprise n'a pas de document unique du tout. Souvent, une TPE a embauché son premier salarié sans savoir que l'obligation s'appliquait dès ce moment-là.
- D'autre part, l'entreprise possède un document unique, mais générique. Elle l'a téléchargé sur internet ou repris d'un modèle sectoriel. Résultat : il ne mentionne ni les engins réellement utilisés, ni les zones de circulation du site, ni les situations de travail concrètes. Par conséquent, face à un inspecteur, ce document ne tient pas.
Ce que risque une entreprise sans document unique
Depuis la loi du 27 juin 2026, l'absence totale de document unique d'évaluation des risques professionnels expose à une amende administrative pouvant atteindre 4 000 € par salarié. En revanche, le défaut de mise à jour relève d'un autre régime : celui de la contravention de 5e classe.
Surtout, un risque bien plus lourd s'ajoute. En cas d'accident impliquant un engin, les juges retiennent l'absence d'évaluation des risques pour caractériser la faute inexcusable de l'employeur, avec les conséquences financières et pénales qui en découlent.
Pour le détail du régime de sanction, consultez notre article dédié : Amende DUERP 2026, ce que change la loi du 27 juin.
Se mettre en conformité avant le passage de l'inspection
Un document unique conforme n'est pas un formulaire à remplir. C'est une évaluation que nous menons sur votre activité réelle, poste par poste. Ainsi, notre méthode se déroule en cinq étapes :
- Audit téléphonique — 35 min : nous échangeons sur votre activité, vos effectifs et leurs missions.
- Évaluation des risques — 1h30 à 3h : nous recueillons les données selon les référentiels INRS et OiRA, par questionnaire.
- Analyse et rédaction du plan — moins de 48 h : nous évaluons chaque risque par niveau de gravité et de fréquence d'exposition, puis nous vous soumettons un plan d'action priorisé.
- Présentation du plan d'action — 1 h à 2 h : ensuite, nous vous exposons les mesures retenues.
- Livraison finale : document unique et PAPRIPACT.
Ensuite, nous vous livrons le document 48 h après l'interview du dernier salarié. Par ailleurs, si vous utilisez des engins, l'évaluation intègre explicitement les risques de circulation, de renversement, de heurt piéton-engin et de manutention. Enfin, le plan d'action reprend le suivi des autorisations de conduite.
Notre page Rédaction du document unique détaille l'ensemble de la prestation.
Nos tarifs
| Effectif | Tarif HT, à partir de |
|---|---|
| 1 à 3 salariés | 380 € |
| 4 à 7 salariés | 770 € |
| 8 à 10 salariés | 1 990 € |
| Formule Sécurité — mise à jour annuelle | dès 190 €/an |
Questions fréquentes
Mon entreprise n'a qu'un seul salarié, suis-je concerné ?
Oui. L'obligation s'applique dès le premier salarié, quels que soient la taille de l'entreprise et son secteur. De plus, elle vaut également pour les associations employeuses.
J'ai un document unique, mais il date de deux ans. Est-ce suffisant ?
Vous devez mettre à jour le document unique au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins onze salariés. Vous devez également le faire à chaque modification importante : nouvel engin, nouveau poste, nouveau local, accident. Sinon, un inspecteur jugera insuffisant un document qui ne reflète plus votre activité.
Combien de temps faut-il pour être en règle ?
En général, comptez une dizaine de jours entre le premier échange et la livraison, selon vos disponibilités pour les entretiens salariés. En revanche, le devis vous parvient sous 48 h.
Faites le point sur votre document unique
De plus, nous intervenons dans toute l'Occitanie : Toulouse, Montpellier, Nîmes, Perpignan, Béziers, Narbonne, Carcassonne et Sète.
Demander un devis gratuit sous 48 hou appelez-nous au 04 11 93 98 08
Sources : DDETS de l'Hérault — lancement de la campagne 2026 ; Fédération Nationale des Travaux Publics ; Fédération Française du Bâtiment.